Poème de l’amour LVIII

J’ai puissamment goûté l’orgueil
D’avoir reçu de la nature
L’éclat bondissant d’un bel œil,
Archer double de la figure ;

J’ai souvent, devant des miroirs,
Ressenti la force contente
De m’arrêter, d’apercevoir
Une héroïne palpitante ;

Mais combien faible est la valeur
D’un visage pur et vainqueur,

Alors que je t’offre un tel cœur !

 Anna de Noailles, Poème de l’amour, 1924

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