Tu me donnes enfin la paix
Par cet excès de toi ; l’aisance
Se répand en moi ; tu te tais
Et tu réponds à mon silence.
— Je n’ai plus à questionner,
Plus à perdre, plus à gagner,
Rien à savoir, rien à nier ;
Je suis, dans l’ombre où je repose,
Insensible comme les choses…

Anna de Noailles, Poème de l’amour, 1924

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