Meurt-on d’aimer ? On peut le croire,

Tant c’est une mortelle histoire !

— Pourtant il me reste toujours
La grâce, au loin, de tes contours.
— Et la douleur dont tu m’enivres,
Dont je crois que je vais mourir,
Est peut-être, ô prudent désir !
Le seul secret qui me fait vivre…

 Anna de Noailles, Poème de l’amour, 1924

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